José Mourinho: « J’étais perdu »

José Mourinho en conférence de presse pour Tottenham

Second jour à la tête de Tottenham , et première conférence de presse pour José Mourinho. Durant plus de trois-quart d’heure, « The Special One » a répondu aux questions des journalistes avec humour, émotion, mais surtout, en toute décontraction. 

« Avant toute chose, il me tient à cœur d’évoquer Maurcio Pochettino. Je tiens à le féliciter pour le travail colossale qu’il a effectué ici. Ce club sera toujours le sien, la porte lui sera toujours ouverte, il est le bienvenue. Je suis persuadé qu’il retrouvera un autre grand club, et qu’il y réalisera un superbe travail.  »

À quel point sera-t-il difficile de faire remporter des titres au club? 

« À chaque fois qu’un club change d’entraîneur en cours de saison, c’est parce que la situation n’est pas bonne, c’est évident. Quelque chose se passe, et de l’extérieur, c’est compliqué à comprendre. Ce ne sera pas facile, c’est sûr, nous avons besoin de résultats. Le club a un grand potentiel, les joueurs qui y jouent également, le président est ambitieux et j’en suis très heureux, c’est l’une des raisons pour lesquelles je suis venu. Je me dois d’apporter un équilibre au club, je ne pourrais pas tout changer en deux jours. J’étais tout de même préparé à prendre un club en cours de saison, je sais que ce sera difficile, que je dois stabiliser tout cela, me servir des bases, de ce qui a été fait avant. Mon staff et moi avons des principes de jeu, notre propre style, mais je ne suis pas venu ici en ne pensant qu’à moi, je dois penser aux joueurs avant tout, à faire attention aux exercices et à l’intensité que je vais imposer à l’entraînement. Cela ne sera pas facile, mais nous allons mettre tout en oeuvre pour réussir. »

Qu’avez-vous fait durant ces onze derniers mois sans coacher?

« J’ai profité de ce temps pour réfléchir,pour analyser, pour préparer, pour anticiper certaines choses. Je pense que tu ne perds jamais ton ADN de coach, ton identité, tu es ce que tu es: pour les bonnes choses comme pour les mauvaises. J’ai réalisé que durant ma carrière j’ai fait des erreurs, je ne les répéterai pas, mais j’en réaliserai d’autres c’est évident. Je me sent encore meilleur, sur le point émotionnel également, je suis relaxé, motivé. Je suis prêt et je pense que ça se sentira dans deux jours. Dans notre carrière ou même dans notre vie, nous avons des moments ça se passe moins bien. Mais là, ce n’est pas que moi, c’est pour le club, les fans, je suis ici pour aider tout le monde. »

Qu’est-ce qui sera différent cette fois-ci?

« Je suis humble pour analyser ma carrière, pas seulement sur les dernières années. Les problèmes, les solutions, je suis assez humble pour cela. Le principe d’analyses, ce n’est pas de blâmer les gens, il n’y a personne à blâmer ou à analyser. Ce break a été important pour moi, c’est le premier été où je n’ai pas été coach, j’étais un peu perdu, mais j’ai eu le temps de devenir un expert ! » (référence à son travail de consultant chez Sky Sport).

Vous avez promis à vos supporters hier, de la joie et de la passion. Cependant, la joie n’était pas réellement présente sur la fin avec Manchester United, pensez-vous devenir plus « romantique »?

« Je vois où vous voulez en venir. Écoutez, lorsque je perds, je ne peux pas être heureux. Je ne peux pas changer cela, c’est dans mon ADN et j’espère que je pourrais influencer les joueurs à ne pas être heureux durant la défaite. Si tu es heureux lorsque tu perds une rencontre, ce sera alors difficile d’être un gagnant, c’est un principe basique. Il faut donner de la confiance aux autres et à ceux qui travaillent autour de moi, je pense que c’est quelque chose de très important. J’ai des principes qui resteront pour toujours et qui ne changeront pas, l’un d’eux, c’est de ne pas perdre. »

Les fans de Tottenham vous connaissent comme « Mister Chelsea », pensez-vous faire inverser cette tendance ?

« Je pense qu’ils doivent me voir comme « Mister Inter, Real Madrid, Porto » il doivent me voir comme « Mister club ». Ce qui veut dire que dans n’importe quel club dans lequel je vais, je me donne à fond. J’ai réussi en Espagne, en Italie ,en Angleterre, et je veux également réussir ici à Tottenham avec cette même passion. La Premier League c’est le championnat que je préfère, c’est mon habitat naturel, c’est ici que je suis le plus heureux. C’est donc normal d’aller de club en club. Il n’existe d’ailleurs quasiment plus de « coach d’un club » comme Sir Alex Ferguson ou Arsène Wagner. Je trouverais cela normal si demain, Mauricio partait vers un autre club anglais, c’est ça le football moderne. Si je joue contre un de mes anciens clubs, comme je l’ai souvent fait, je le ferai avec toute ma passion. J’ai gagné la Champions League avec Porto, puis joué contre eux trois mois après, c’est la vie. Je ne suis pas Chelsea, Manchester United, Real Madrid, Inter Milan ou Porto, je suis un peu de tous, j’ai tout donné pour eux et c’est maintenant ce que je vais faire ici. »

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