Trêve internationale, quels enseignements peut-on en tirer ?

Une belle affiche amicale et deux rencontres de Ligue des Nations face à d’importantes équipes; la trêve internationale du mois d’octobre ne fut pas de tout repos pour Fernando Santos et les siens. Alors que l’Euro s’approche petit à petit, quels enseignements peut-on tirer de cette trêve internationale ?

SOLIDITÉ DÉFENSIVE: APPRENDRE À SOUFFRIR SANS CONCÉDER DE BUTS

Deux fois face à la Suède, puis contre l’Espagne et la France; le Portugal n’a concédé aucun but. La dernière série de quatre matchs sans en encaisser remonte à 2017, la Seleção affrontait la Hongrie, l’Andorre, la Suisse et l’Arabie Saoudite (des adversaires d’un, deux, voir trois tons en dessous). Durant les trois rencontres de ce mois-ci, l’équipe a subit quelques dangereux assauts; illustré par les accélérations dangereuses d’Adama Traoré, la menace planante Mbappé ou le poteau suédois. L’implication défensive de toute l’équipe a beaucoup aidé et le « quatuor défensif » incarné par Patricio, Pepe, Dias et Danilo a su répondre présent à tout moment.

SE PROCURER DES ACTIONS NETTES, QUAND BIEN MÊME L’ÉQUIPE SOUFFRE

Des temps faibles, le Portugal en a connu quelques-uns. Pourtant, et c’est une manière de lier cela au premier point, il n’a concédé aucun but et s’est même procuré de belles occasions durant ces moments là, qui ont fait mouche, ou pas loin. Le second but contre la Suède illustre parfaitement ce propos, à ce moment-là du match, ils entraient dans un temps fort. Les hommes de Jan Andersson se procuraient deux actions chaudes, qu’ils vendengaient fort heureusement. Mais ce manque de contrôle de la rencontre, qui dérangeait surement beaucoup Fernando Santos, n’avait pas l’air d’avoir le même effet sur ses joueurs. Serein sur leurs prises de balles, dans leur manière de défendre ensemble; ils trouvaient le moyen de marquer un deuxième but, et ce grâce à une passe magnifique de Joao Cancelo. Il faut dire qu’avec des joueurs comme lui, Fernandes, William ou Bernardo sur le terrain, dont la qualité de passe est bien supérieure à la moyenne, souffrir devient bien plus supportable.

PRÊT POUR LES PROCHAINES ÉCHÉANCES

L’enchaînement de trois rencontres de cet acabit a permis d’effacer en quelque sorte, les craintes que l’on a pu ressentir par le passé. Tout n’est pas parfait, mais par ce qu’il démontre depuis l’arrivée de Santos et d’un grand nombre de joueurs talentueux, le statut actuel du Portugal est tout autre. Les adversaires appréhendent les rencontres d’une autre manière, le discours du sélectionneur a évolué, la production sur le terrain est de qualité. Face à l’Espagne et la France, la Seleção a tenté d’imposer ses principes de jeu avant de s’adapter absolument à ceux de l’adversaire. Un onze-type de qualité se dessine petit à petit, le banc est bien garni, l’assurance règne sans laisser place à une confiance absolue (qui serait évidemment déplacée).

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