Entretien- Luis Loureiro : « Nani au Sporting ? Il n’écoutait pas trop »

Luis Loureiro, retraité depuis 2009, nous a offert un entretien exclusif dans lequel il parle de ses sélections aux cotés des plus grands sous Scolari, de sa belle carrière en club et de sa nouvelle vie d’entraineur !

Salut Luis ! Tout d’abord, je tiens à te remercier au nom de toute notre équipe pour ton acceptation. Pourrais-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

C’est moi qui te remercie ! Je m’appelle Luis Loureiro, j’ai 43 ans, je suis l’entraîneur de Sintra et je suis un ancien joueur professionnel.

Peux-tu nous raconter comment tu as commencé le football et ton parcours avant de devenir professionnel ?

Mon parcours est assez simple, j’ai commencé dans la rue, ce qui est totalement différent que le football en club. Puis les clubs m’ont remarqué par mes qualités et j’ai pu débuter ma formation à Sintrense.

Comment as tu vécu ton début en professionnel ? C’est souvent un premier objectif dans une carrière.

Je suis parti de Sintrense a Portimonense et ce fut des bons débuts avec Portimonense et après plusieurs clubs ont suivis.

Après le Portimonense et le Nacional, tu pars au Gil Vicente et c’est là-bas que tu te révèles. Comment as-tu vécu ces années ?

Mes années au Gil Vicente ont tout simplement été les meilleurs de ma carrière, j’y suis resté 3 saisons. Ce fut très positif, très enrichissant et ça m’a ouvert les portes de la sélection Nationale.

Après le Gil Vicente, tu vas à Braga, est-ce que tu as ressenti une grande différence entre les deux clubs ?

Braga est un plus grand club, une plus grande dimension que le Gil Vicente. Je n’y suis resté que 6 mois mais ce fut vraiment positif et bénéfique dans mon apprentissage.

Tu es donc partis assez vite de Braga, pour ta première expérience a l’etranger. Ce fut en Russie, tu voulais découvrir autre chose ?

Sincèrement, je suis parti pour le salaire qui était plus élever là-bas. Mais il y avait plusieurs joueurs Portugais dans l’équipe qui était dans le meme cas que moi.

Tu n’y es pas resté longtemps car tu est revenu au pays, du côté du Sporting. Tu n’as pas réussi à t’adapter ?

C’est vrai que ce fut assez court. La Russie est un pays tout autre que le Portugal. Ce sont deux cultures totalement opposés donc mon adaptation a été très compliquée. J’étais très heureux de revenir dans un club comme le Sporting.

Luís Loureiro (POR) :: Photos :: leballonrond.fr
Luis Loureiro ici sous les couleurs du Sporting

Au Sporting, tu as pu côtoyer Nani et Joao Moutinho à leur début. Comment tu les trouvais à l’époque ?

C’était des joueurs avec des qualités énormes et assez murs pour leurs jeunes âges. Nani avait un potentiel énorme mais il n’écoutait pas l’entraîneur (rires).

Après le Sporting, tu retente l’étranger à Chypre cette fois mais ça n’a pas fonctionné non plus. Pour les mêmes raisons qu’en Russie ?

Non, ce fut tout autre. Je suis revenu au Portugal car mon premier fils est né et je voulais être auprès de lui. Sinon mon adaptation a été beaucoup mieux qu’en Russie.

Donc après ton aventure Chypriote, tu reviens une ultime fois au Portugal, d’abord à Boavista puis à Portimonense, c’était un objectif pour toi de finir là où tout a commencé?

Ce n’était pas mon objectif, non. Boavista avait des difficultés financières et j’ai donc dû partir. Et je suis donc revenu au Portimonense, j’étais assez content d’y revenir pour terminer ma carrière.

Luis Loureiro avec la Seleçao

Tu as été sélectionné avec Luis Felipe Scolari, comment as tu vécu ta première convocation ?

Ce fut une surprise pour moi car je jouais dans un petit club comme le Gil Vicente et cela est peu habituel qu’on convoque un joueur comme moi. Mais c’était évidemment un très grand honneur.

Luís Loureiro (POR) :: Photos :: leballonrond.fr

Tu as joué avec de grands joueurs, ce qui fait d’autant plus progresser, as-tu senti une grande différence entre les entrainements en club et en sélections ?

Ce n’est évidemment pas le même niveau, il faut être toujours concentré et augmenter ses capacités au maximum. Il y aussi plus de pressions mais la différence par rapports aux exercices proposés à l’entrainement n’est pas énormes.

Toi, qui venais d’un plus petit club que les autres, les joueurs t’ont t-il bien intégré avec eux ?

Oui, il n’y a vraiment pas de différences entre les joueurs, j’étais traités comme les joueurs de classe mondial (Rui Costa, Luis Figo…) et tout le monde est uni.

Comment fonctionnait Scolari ? Était-il proche de ses joueurs ?

C’est un entraîneur très proche de ses joueurs, oui. Il a une technique portée beaucoup sur la psychologie et il ne laissait aucun joueur sur le coté. Il faisait aucune différence.

Tu as arrêté ta carrière assez jeune, tu voulais passer à autre chose ? Le coaching ?

C’est vrai que ma carrière c’est arrêtée assez jeune par rapport aux autres. Le coaching n’était pas un objectif mais le football me manquait et c’est ce qui anime ma vie, donc je suis devenu entraîneur pour continuer dans le football.

Prends-tu autant de plaisir en tant qu’entraîneur qu’en tant que joueur ?

Ce sont deux choses complètement différentes, il y a beaucoup plus de responsabilités quand on est entraineur et c’est beaucoup plus dur au niveau de la souffrance (niveau émotionnel).

Pour finir, quels sont tes ambitions pour le futur ?

De continuer ma carrière d’entraîneur et d’entraîner des clubs le plus grand possible.

Nous tenons à saluer la sympathie et le temps que Luis a pu nous consacrer et nous lui souhaitons beaucoup de réussite dans ses futures projets.a

À lire aussi :

Tu as aimé l'article ? Partage le !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email

LAISSE UN COMMENTAIRE

Plus d'informations