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Le Portugal déroule quand la France s’incline

Le Portugal déroule quand la France s'incline

Ce soir, le Portugal a éteint l’Andorre en écharpant les filets d’une des petites nations du football européen à sept reprises. Également à domicile, l’équipe de France a rencontré sur sa route la Finlande, solide et réaliste, les Bleus s’inclinent sur le score de 2 buts à 0. Deux auras différentes planent au-dessus du choc de samedi qui opposera le Portugal à la France.

Le Portugal dicte le tempo

Un match en deux temps, comme souvent dans les rencontres amicales. Plusieurs nouveautés dans le onze de départ de Fernando Santos, à l’image de Neto ou de Paulinho, une animation collective inédite qui n’a pourtant pas empêché le Portugal de faire le jeu tranquillement. 75% de possession de balle, 2 – 0, la Seleção a contrôlé le jeu proprement au terme des 45 premières minutes. Paulinho et Neto marquent lors de leur première internationalisation sous le maillot rouge, aucun nuage à l’horizon mais Fernando Santos en demande plus.

Le sélectionneur décide donc de faire rentrer Cristiano Ronaldo et Bernardo Silva au retour des vestiaires. Dès lors le Portugal ne permet plus aucun écart à l’Andorre, sans pitié, ils punissent. Renato Sanches creuse l’écart du plat du pied, sur une passe de Cristiano Ronaldo qui retrouve son brassard de capitaine, pour confirmer sa résurrection. Paulinho y va de son doublé avec un missile de la tête qui ne laisse aucune chance à Josep Gómez qui a longtemps, trop longtemps, repoussé les vagues successives de l’équipe à domicile. Puis un CSC de Emili Garcia, un but de Ronaldo, qui se rapproche encore du record de 109 buts en sélection nationale d’Ali Daei portant son total à 102 et Félix vient ponctuer le massacre à la 88′ ‘(7 – 0).

En conférence de presse Fernando Santos avait prévenu, il n’y aucun petit match lorsque l’on porte le maillot de la nation. Le Portugal a respecté son adversaire, modeste, qui n’a jamais croisé les gants d’Anthony Lopes. La plus large victoire des champions d’Europe en titre face à l’Andorre (l’ancien record s’élevait à 7-1) , de bon augure pour la rencontre face aux Bleus, samedi soir.

« Il faut déjà penser à samedi.« 

Ce sont les mots d’Antoine Griezmann en interview d’après match. Les champions du monde ont étalé un jeu pauvre face à la Finlande, des conservations de balles stériles dans les 30 derniers mètres, un clair manque d’inspiration. Le bloc résilient de la Finlande n’en demandait pas tant et sévi à deux reprises aux alentours de la demi-heure de jeu avec notamment une réalisation splendide de Valakari. 3 tirs cadrés 2 buts, 28% de possession, les Huuhkajat (« Les Hiboux Grands-Ducs ») n’en demandaient pas plus pour rejoindre le rang de la Turquie, derniers tombeurs de l’EDF.

Il faut tout de même mettre en exergue une nuance, les oppositions rencontrées par le Portugal et la France n’étaient pas du même ordre. La Finlande 55ème au classement FIFA et l’Andorre 145ème, ne suffisent pas à mesurer la forme des deux sélections championnes internationales en titre.

Malgré ce différentiel évident d’adversité, la copie des Bleus est insuffisante, inquiétante. Tout comme la blessure aux ischios jambiers de Kylian Mbappé, qui a laissé la France orpheline, il est donc incertain pour la rencontre de samedi prochain, la probable « finale » du groupe 3 en Ligue des Nations.

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