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Football au Portugal

Glasgow Rangers – Benfica : le bus contre la charrette

Glasgow Rangers - Benfica : le bus contre la charrette

Le Benfica de Jorge Jesus affrontait ce soir les écossais du Glasgow Rangers menés par Steven Gerard, derrière cette confrontation se cache la première place. Le sésame tant convoité en Ligue Europa, pour ne pas avoir à affronter prématurément les clubs sortants de Ligue des Champions.

L’ombre d’un plan de jeu

Avant d’entamer les hostilités, une minute de silence est effectuée sur la pelouse de l’Ibrox Stadium. Les joueurs honorent une dernière fois la mémoire de Diego Armando Maradona, parti rejoindre les légendes (albi)célestes du football la veille.

Le coup de sifflet retentit et nous partons pour 90 minutes de plaisir… C’était sans compter sur les 22 acteurs présents sur le champ de bataille, les Rangers décident de garer le bus devant la défense et les lisboètes pratiquent un jeu vide. Les rouges nous offrent un spectacle moribond avec pour mise en scène une possession de balle stérile. À la 7ème minute, les Rangers sévissent une première fois par l’intermédiaire de Scott Arfield. Sur un bon centre repris de la tête par l’ailier droit des écossais, le portier du Benfica s’emploie pour la première fois du match. Helton Leite, choisi par le technicien du SLB à la place de Vlachodimos, effectue une claquette splendide mais insuffisante. En effet, le cuir sera repris de la tête par Tavernier, qui l’enverra rencontrer la barre. Avant qu’Arfield ne termine le travail de volée, comme à l’aller, le Benfica est mené contre le cours du jeu.

Dès cet instant, nous attendons une réaction qui ne viendra pas. Les hommes de Gerard refusent le jeu, ralentissent les relances, ne prennent aucun risque. Un jeu pénible à regarder mais efficace, le SLB déjoue et Roofe sonne le glas. L’anglais adresse un amour de frappe dans la lucarne du portier benfiquiste. 2 – 0 et Jorge Jesus se tient debout, immobile sous la bruine de Glasgow.

Un Benfica à deux vitesses

Comme un coup de feu pour marquer le départ d’une course d’athlétisme, le Benfica se réveille. Une charrette d’abord tirée par Gonçalo Ramos qui reprend un tir manqué de Seferovic, l’attaquant porté disparu jusqu’ici. On raconte que le suisse aurait même pris le temps de demander un autographe à Steven Gerard pendant la rencontre. 2 buts à 1, l’espoir de revoir le scénario du match aller commence à voir le jour.

2 minutes plus tard, le doute revient sur une parade très étrange d’Helton Leite où le gardien relâche la balle sur une frappe de Morelos. Une nouvelle fois le ballon est repris et envoyé sur la barre par les attaquants écossais. Les joueurs étaient probablement léthargiques à cause de leur propre fond de jeu.

Quelques secondes plus tard Pizzi, entré à l’heure de jeu à la place de Chiquinho, enroule dans la lucarne de McGregor. Le gardien est à l’image de ses relances : attentiste; deux buts partout, l’Histoire se répète. Le Benfica de Jorge Jesus est une équipe à réaction qui se contentera finalement du score de parité, en atteste la rentrée de Ferro aux côtés de Jardel et Vertonghen en fin de rencontre.

Jouer avec le feu

À l’instar du match contre Braga et de la rencontre aller face aux Rangers, le Benfica ne prend le jeu à son compte que lorsqu’il est mené. Un faux-pas en Ligue Europa pourrait ne pas être pardonné à Jorge Jesus, les dirigeants ayant sûrement en mémoire la contre-performance face au PAOK.

Il ne faut tout de même pas omettre le nombre de joueurs indisponibles aujourd’hui, des absences qui ont pu nuire à l’animation tactique du SLB. On peut également noter une charnière légèrement plus solide en l’absence d’Otamendi et l’importance de Darwin Núñez sur le front de l’attaque. Le Benfica en est presque dépendant.

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