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Analyse

Serbie-Portugal : Un match nul dans tous les sens du terme

Retour sur le Serbie-Portugal, rencontre qui fut entachée d’une énorme polémique…

Hier face à la Serbie, le Portugal, qui menait pourtant à la mi-temps, n’est parti de Belgrade qu’avec un seul petit point.

Tout se profilait pourtant bien. Par deux fois, Diogo Jota était parvenu à battre Dmitrovic, de deux magnifiques têtes. La fébrilité défensive portugaise se ressentait, les serbes apportaient souvent le danger lors de leurs incursions, mais pas assez pour faire sauter le verrou portugais.

Seconde mi-temps cauchemardesque

Au retour des vestiaires, à l’image de la rencontre face à l’Azerbaïdjan, la Seleção a totalement changé de visage. Si le pire a pu être évité face à la modeste équipe de la Terre de feu, les retombées furent tout autre contre la Serbie. Après à peine vingt-sept secondes de jeu, Radonjić a adressé un amour de ballon à Mitrović qui l’a aisément repris, au nez et à la barbe de Fonte et Danilo.

Il a fallu attendre quinze autres minutes, toujours par l’intermédiaire de Radonjić, pour voir la Serbie revenir au score sur une contre-attaque rondement bien menée (mais également mal négociée par les portugais). Malmené, Fernando Santos a attendu la 72e pour réaliser ses premiers changements; une éternité…

TOPS

Diogo Jota. Titularisé à la place d’André Silva, muet face à l’Azerbaïdjan, Diogo a encore su saisir sa chance. À la retombée de deux centres, il a su faire parler son bon jeu de tête.

Bernardo Silva. Quelle partition délicieuse du Cityzen. S’il fut moins en vue en seconde période, ses quarante-cinq premières minutes ont été d’un très haut niveau. Finesse technique, toujours juste dans ses choix et passeur sur le premier but, il est le seul à avoir répondu présent balle au pied.

FLOPS

Bruno Fernandes. Encore une énième prestation mauvaise du mancunien. On attendait de lui qu’il soit le dépositaire du jeu, hélas il n’en fut rien. Du déchet, beaucoup trop, des choix parfois trop individualiste, sa place de titulaire au sein de la sélection est plus que discutable; il sera (heureusement?) absent face au Luxembourg.

Sergio Oliveira. Dans une équipe qui aspire à porter le ballon, Sergio a clairement du mal. Il n’a jamais su apporter le danger, ses multiples glissades ne l’ont pas aidé non plus…

Cristiano Ronaldo. Hier soir, et comme lors des deux derniers rassemblement, le quintuple Ballon d’Or a déçu n’a absolument pas été au rendez-vous. Il ralentit le jeu portugais, multiplie les mauvais choix et envoi tous ces coup-francs dans le mur. Le statut du joueur prime sur son apport sur le terrain, et c’est malheureux à dire, mais il est souvent bien trop pénalisant.

L’action de la soirée

L’action de la soirée n’a rien de sportive. Sur un magnifique centre de Nuno Mendes, Cristiano Ronaldo profite de la sortie manquée du gardien adverse pour marquer … avant de voir son but être injustement annulé. Totalement hors de lui, Ronaldo quitte la pelouse à quelques secondes de la fin de la rencontre, en jetant son brassard de capitaine au sol. Si certains défendront son geste, ce qui est compréhensible, il semble impensable qu’un capitaine réagisse de la sorte. L’adrénaline, la colère, le sentiment d’injustice sont néanmoins des facteurs à prendre en compte, et au sein même de la rédaction d’As Quinas, les avis divergent à ce sujet.

L’action en image

Quoiqu’il en soit, les plus à blâmer, ce ne sont ni lui, ni les arbitres qui s’en sont pris énormément tout au long de la soirée. Les vrais coupables de ce genre de situation, ce sont la FIFA et l’UEFA. Ne mettre en place, ni VAR ni Goal-Line Technology pour des rencontres de cette importance, où le moindre point compte, c’est d’une profonde honte.

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