Nous suivre

Seleção

Sergio Oliveira : « Représenter le Portugal, un rêve devenu réalité »

Ce matin, Sergio Oliveira s’est rendu en conférence de presse pour répondre aux questions des journalistes.

Sergio Oliveira et Cristiano Ronaldo à l'entraînement

Au FC Porto tu as toute la confiance de Sergio Conceição, mais en sélection il y a énormément de concurrence, qu’est-ce qui est différent ?

« Être dans ce groupe est déjà un privilège. C’est vrai que j’ai des points forts, comme tous mes coéquipiers. Le coach sait ce que je peux apporter sur le terrain, je ne veux pas parler de mon travail individuel, je peux aider l’équipe dans son collectif, je veux toujours gagner, et c’est ce que le Portugal veux également »

C’est ton premier Euro, est-ce que c’est le moyen de t’affirmer?

« Tous les joueurs veulent représenter le pays, c’est un rêve d’enfant devenu réalité; je n’ai pas à m’affirmer, je l’ai déjà fait, j’ai de l’expérience en sélection, en club, je joue dans de grandes compétitions, je joue dans un grand club, je ne pense pas avoir besoin de prouver quoique ce soit à personne. Ma responsabilité est de toujours donner à l’équipe quelque chose de plus pour évoluer et s’améliorer. »

Avons-nous à faire à la meilleure version du joueur que tu es ?

« Je pense que dans nos carrières il y a de la progression constante, aujourd’hui je ne suis pas le même joueur qu’il y a 5 ou 6 ans. C’est normal d’avoir eu une évolution personnelle et professionnelle, je grandis avec l’expérience. Mais oui, je suis dans l’une des meilleures périodes de ma vie. »

Y a-t-il quelque chose qui vous rend anxieux ou inquiet à l’approche de l’Euro ?

« Un joueur qui joue de grandes compétitions, même en championnat, s’il ne ressent ni anxiété, ni nervosité, il doit abandonner. Je pense que c’est sain, c’est ce qui nous fait vivre, ce qui nous fait avoir la passion pour ce que nous faisons. Vouloir jouer, vouloir gagner, vouloir que le match arrive rapidement. »

Sergio Oliveira face à l'Azerbaidjan
Sergio Oliveira face à l’Azerbaidjan

Le plus grand adversaire du Portugal ?

« Le plus compliqué, je pense que c’est le premier, la Hongrie. C’est de cela qu’il faut s’inquiéter. Ça ne vaut pas la peine de penser aux deux autres matchs. Ils jouent à la maison, avec des fans, quelque chose qui pour nous l’année dernière a été rare… Pour eux, ce sera une valeur ajoutée. Après le premier, il faudra gagner le deuxième match puis troisième. »

Qu’est-ce que l’équipe a déjà consolidé pour l’Euro :

« La première semaine est toujours l’adaptation, certains n’ont pas eu de repos ou très peu. Ce sont des idées différentes des clubs, nous devons nous concentrer sur la façon dont nous voulons que nous jouions. Ce fut une période très exigeante, mais pour jouer à un niveau élevé, il faut être comme ça. L’usure est normale, mais nous avons encore de nombreux jours pour récupérer. On arrive à être dans une forme physique optimale. »

Sérgio Conceição a contribué à relancer ta carrière.

« C’est vrai, et tout le monde le sait, j’y ai répondu beaucoup de fois. Je ne veux pas me concentrer sur le plan individuel, encore moins parler d’un entraîneur pour lequel j’ai beaucoup d’affection, il le sait. Ça n’a pas beaucoup de sens ici. »

Récemment le Sporting a été champion devant le FC Porto, y’a t’il eu des petits mots de chambrage de leur part ?

« C’est normal qu’il y en ait, sur le terrain, il est normal que je me batte pour mon club et eux pour le leur, mais ici c’est hors de question, nous avons tous une bonne relation. Parfois les gens ne comprennent pas, sur le terrain je vais défendre mon club jusqu’à la mort, comme eux, mais il est évident qu’après avoir terminé le match… Les gens doivent comprendre, je profite de l’occasion pour faire passer le message : sur le terrain nous sommes rivaux, dehors, non, nous sommes des gens normaux. Nous vivons avec passion, nous disons des choses à chaud, mais cela fait partie de l’émotion dû au match. J’ai une excellente relation avec tout le monde »

Plus d'informations dans Seleção